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le Sat 12 Nov 2011 à 03h 26
Fil initié par "Olivier-P"
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CLASSEMENT Les techniques
Administrateur



Titre : [ ESSAI EIZO CG275W ] : 2560 px à votre service !
Bonjour à tous, voici l'essai du EIZO CG275w,


1 / INTRO

Eizo sort depuis peu les gammes CG ( gamme graphique ) dans la résolution (horizontale) maximale offerte par les écrans LCD modernes. C’est à dire 2560 pixels. C’est sans doute un progrès pour mieux voir la qualité des photographies numériques.

Deux modèles contiennent cette définition, un 27 ‘ et un 30 ‘.
Nous testons aujourd’hui le 27, plus abordable même s’il est assez cher, comme la plupart des produits haut de gamme du constructeur japonais.

Eizo est un assembleur et un constructeur à la fois. Comme beaucoup des industriels de cette branche, ils font construire des dalles selon cahier des charges aux rares constructeurs du marché. On compte Samsung et Goldstar-Phillips comme principaux acteurs des dalles haut de gammes. Parfois même ces acteurs travaillent eux même sous licence d’un autre larron qui aura cédé ses licences et brevet. Si Samsung est inventeur et constructeur à la fois de la technologie sPVA qui est une amélioration des VA, d’un autre coté NEC et HITACHI sont les inventeurs de la technologie IPS qui est celle la mieux utilisée pour la photographie. En effet si les VA sont aussi bonnes que les IPS, cette dernière a un petit avantage dans la vision large sans pertes de contrastes. EIZO pour sa part, utilise parfois des VA ou des IPS, en demandant à ces acteurs des dalles spéciales, avec un cahier des charges complètement différent (!) de ceux usités dans les ventes grand public. On aura assez de facilités à le comprendre. Mais Eizo ne s’arrête pas là, ils construisent entièrement les électroniques autour des dalles, pour en faire des produits à eux, tout à fait personnalisés. Ainsi les cartes graphiques embarquées, et toutes les gestions des couleurs à l’intérieur de l’écran.

Les qualités des écrans Eizo ne sont pas à vanter, la réputation n’est pas à faire, elle est tenace depuis des dizaines d’années. C’est d’ailleurs dans des domaines bien plus chers que la photographie que cette marque fonde ses plus grands appuis commerciaux. En effet Eizo est le leader de l’écran médical. Fort de cette expérience, Eizo se mit aussi à produire des écrans graphiques. Et c’est ainsi que nous avons profité, pour notre passion photographique, du meilleur possible, depuis longtemps déjà.


2 / LE CG275 ?

Le CG275w est un 27’ de 2560px par 1440px.

Dalle H-IPS, nouvelle évolution des Super-IPS pour fournir des noirs plus profonds.
Un DVI 8bits, entrées 10bits pour les deux displays port (un mini Dp). USB, pour commander la gestion écran, et faire bus également.

- Gestion de nivellement des gris et des couleurs. Dalle uniforme. Aucun écran n’arrive à cette qualité. Ce travail nommé DUE chez Eizo consiste à prendre les écrans un par un, et attribuer une correction lumineuse en fonction des défauts (normaux) du retro éclairage. Ce système est très efficace. Unique.

- Gestion des tables graphiques internes sur 16bits, avec création de la table des couleurs (LUT) en 3D, pour les sorties 8bits et 10bits. Cette gestion interne avec une carte graphique intégrée, pouvant être réglée (se dit de l’étalonnage matériel) indépendamment de la carte graphique de votre ordinateur, donne des couleurs et des dégradés plus précis.
Mais à quoi sert d’avoir 16bits de finesse, pour finalement sortir en 8 ou 10 ? On peut faire la même réponse que pour les post producteurs des photographies sous Adobe Photoshop et autres Corel Paint Shop Pro : calculer et produire des dégradés est toujours supérieur dans une grande quantification numérique. - Pour un écran, c’est exactement la même chose. Ainsi les profils de votre écran, les modifications de température et de couleurs seront toujours fidèles.

- Le CG275w, comme le 24’ CG245w, possède une sonde colorimétrique, intégrée. Elle est placée sur un coté de l’écran, et permet alors de se passer de sonde. Le tout est de savoir si la qualité est au rendez vous, si le fait d’être collée au bord n’est pas un problème.

- Il possède aussi, mais c’est anecdotique, un overdrive pour accélérer la vision des films, car les LCD peuvent laisser des traînées quand une scène rapide est jouée.

Plus intéressant, comme tout écran à entrées multiple, les deux entrées Dvi et DisplayPort peuvent se brancher en alternance, et faire démarrer deux ordinateurs distincts.


3 / LES TESTS PROFIL

Dans ce premier zip, les relevés des mesures d’évaluation des profils, et un tableau de mesures des angles extremes de l’écran (pour justifier ou non de la sonde intégrée en bord d’écran).

www.photos-graphie.eu/img/mesuresPDF-cg275w.zip

Dans ce second zip, plusieurs video pour étayer en visuel et 3D, avec l’excellent logiciel ColorThink de Chromix. A la fin de cet exposé, des commentaires plus pointus sur les évaluations à tirer de ce figures.

www.photos-graphie.eu/img/mesures-video3D-cg275w.zip

Les gamuts mesurés sont presque aussi larges que Adobe1998. Voyez dans la video 5, le gamut supérieur à un NEC2690 en S-IPS, ou à peine supérieur au CG243(245). Néanmoins on notera effectivement la meilleure tenue des noirs des H-IPS. Ce n’est pas une révolution fondamentale. Les IPS de n’importe quelle technologie ont des noirs à peine moins profonds que les VA, mais cela n’a strictement aucune espèce d’importance : en photographie les noirs trop profonds sont remontés par les étalonnages. Cette évolution des H-IPS n’est valable que pour les amoureux des films.

La qualité des dégradés est supérieure, aucune échelle dans les ombres. On peut penser que les fonctions LUT cubiques en 16bits sont à l’origine de ces finesses de dégradés. Que cela soit en natif et sans appliquer de profil, ou après un passage en étalonnage, la qualité reste à un niveau superlatif (video3, progrès dans les basses lumières vs les cg243).

Les MODES :
Le CG275w, tout comme les autres CG de chez Eizo, propose plusieurs modes, ceux ci vont convenir à des normes précises, ou bien à un calage personnel. Des normes d’espaces video, qui ne nous intéressent pas directement. Deux simulations d’espaces connus en photographie : le mode Adobe1998, couleur commune de travail, plus ample que celle commune à l’informatique, et le mode sRGB (video 6) qui est justement celui normatif de toute l’industrie ordinateur depuis que HP l’inventa.
En video 6, vous voyez le gamut de ce mode, tout à fait précis, et exactement sur la norme. Mais ceux ci sont des calages d’usine, et susceptibles d’être différents d’un écran à l’autre, et ne serons pas réglables finement. Ils ne faut les utiliser que pour des travaux généraux et non qualitatif dans notre métier. Pour le Web et video basique ce sera parfait.

Un mode CAL, pour ‘calibration’ qui est le mot anglais pour désigner ce que nous nommons « étalonnage » dans la langue de Molière.
Ce mode est supérieur, car il peut être étalonné sur la carte graphique intégrée, alors que les autres modes sont fixes et qu’une sonde ne peut pas les modifier.
Ce mode CAL a un espace un peu différent de l’espace Adobe98, il est plus large sur l’axe bleu-rouge, mais un peu décalé par rapport à la primaire verte de Adobe98.

Grâce à l’attaque de la carte interne, en 16bits, la sonde intégrée ou bien vos sondes personnelles vont prendre une photo précise de l’écran, et demander des petits recalages car chaque écran a un gamut particulier et totalement personnel. Même si cela se joue à peu d’un écran à l’autre, les ingénieurs règlent chaque écran de façon totalement indépendante. Et bien entendu cela amène des légères différences. Un étalonnage est là pour combler ces effets et informes les moteurs de gestions de vos logiciels pros. Chacun peut choisir sa cible précise en température et intensité lumineuse, tout comme avec les calages par carte graphique externe ( ordinateur) et cette fois sans pertes. Il faut savoir que les CG des ordinateurs sont sur trois fois 256 niveaux et que toute correction un peu intempestive peut se voir – c’est pour cela qu’il faut prévilégier le natif, ou recaler les RVB – alors que les cartes internes 16b sont sur trois fois 4096 niveaux. Donc toutes les modifications n’altèrent pas les dégradés.


4 / SONDES et RESULTATS

Nous avons utilisé quatre SONDES, deux sondes spectromètres, deux sondes colorimètres.
Dans les deux spectros, le EyeONE pro ayant des résultats identiques au ColorMunki-Pro (ne pas confondre avec les nouveaux colorimètres) mais un peu décalé (candelas), nous n’avons continué qu’avec le CMK (Colormunki).
Les colorimetres, engins un peu moins perfectionnés ont été testé avec un référent, le Xrite DTp94b (video 7), engin ancien et onéreux qui écrasait sa classe avant qu’il ne fut ôté du commerce, et la sonde intégrée (video 2) du Eizo, dont nous ne connaissons pas encore les vertus.

Après une enquête sur cette sonde intégrée, nous avons vu que Eizo avait d’abord vendu en externe un engin du même type, le Sensor G2, qui s’accrochait sur les écrans médicaux. Coût de plus de 1000$. Puis peu à peu les écrans médicaux se virent intégrer ce colorimètre. Il se nomma alors le IFS. Dans le même temps, Eizo demanda à Datacolor des bases du colorimètre Spyder3, pour le remanier dans un engin personnalisé, nommé le EX1.
Eizo publia aussi un papier technique (white paper) où il présente l’IFS, et lui donne les mêmes qualités et vertus que le EX1. Le sensor G2, le IFS, le EX1, sont sans doute la même mécanique et électronique, revisitée d’un capteur de base Datacolor. En effet les courbes sont identiques dans ce papier technique.
En passant, c’est dire le potentiel de qualité immense du Spyder3 quand il est passé également dans les mains de Eizo. Naturellement le S3 est déjà bon en lui même et peu onéreux comme sa classe le veut, et on aura remarqué aussi que des sociétés indépendantes proposaient de les ré-étalonner, pour en faire des produits hauts de gamme.
Eizo a du aller plus loin que simplement ré-étalonner, peut être mettre des filtres spéciaux, des électroniques à eux. Bref, tout ce qui fait un colorimètre haut de gamme, pour des écrans haut de gamme.

Les résultats.
Tout est publié avec des PDF compte rendu des profils et évaluations sur 134 couleurs (norme iso), sur les trois mesures.

Les étalonnages demandés à Colornavigator, le logiciel de commande matérielle de Eizo, sont en préférence au gris en plus des contrôles chromatiques. C’est toujours la meilleure solution, l’humain n’accepte pas les dérives sur la crête des gris, il le permet sur les couleurs. La quasi totalité des logiciels d’étalonnage fournissent ce choix judicieux.

/ Le spectromètre est fidèle à ses possibilités, les gamut sont respectés, le Delta 1 n’est pas dépassé en classe DE94 ou DE2000. C’est la norme récente qui intégre mieux les couleurs importantes pour l’œil humain. Le DE76 est aussi par définition une mesure perceptuelle, mais elle date, et donne trop d’importance à des zones jugées plus tard ( ce sont les dates : 1976, 1994, 2000 etc ) moins sensibles.
Les DE (delta E, symbole des marges d’erreur) sont faibles en couleur, voire en deçà du perceptible dans les zones de gris, justement celles les plus importantes. On voit des 0.2 de moyenne pour les dérives moyennes dans les gris. Du parfait. Des 0.4 pour l’ensemble. Parfait !

/ Le colorimètre Xrite DTp94b est aussi fidèle à sa réputation. Il est le colorimètre le plus sensible et le plus costaud à ce jour. Il n’est plus commercialisé. Sa finesse approche celle des spectromètres. Il est parfois même plus fin qu’un EyeOne pro, mais ceci uniquement dans les mesures des très basses lumières des LCD (nb : le CMK avec des led n’a pas ce problème pour mes observations ).
Les résultat du DTp94 sont conformes. Pratiquement aussi bien que le CMK, avec à peine un 0.4 de moyenne de DE dans les gris, et dans les couleurs. Il se permet même d’avoir quelques (rares) pointes moins hautes que le spectromètre. Bref un travail parfait. Ces mesures d’une propreté parfaite, ne seront pas différenciées par l’œil humain, entre l’un et l’autre des deux engins spectro ou colorimètre. A part quelques rares personnes, aussi rares que les « nez » par exemple en parfums, qui pourront discerner les deux travaux, celui meilleur du spectro est très faiblement devant.

/ Le colorimètre intégré : IFS.
C’est une énorme surprise, presque LA surprise de ce test. Les mesures données par ce colorimètre sont aussi fines que le DTp94, et l’électronique supérieure permet un débit très rapide (!) et tout de même exact pour les mesures. L’engin n’hésite pas, va très vite et bien.
Les DE, y compris 76, sont plus qu’honorables, et une des qualités est la constance étonnante de cet engin. En effet, il ne dévie presque jamais au dessus de 1DE, et ceci autant de fois que nous avons faits de tests (très) nombreux. Sa gamme de gris est conforme à celle d’un excellent colorimètre, avec 0.4 de moyenne, c’est à dire en dessous du visible. Donc on peut noter de façon certaine que le IFS est de très haute qualité.

Nb : les résultats obtenus bougent possiblement, un écran « bouge » un peu avec les effets thermiques dans une journée, ainsi que les sondes qui sont plus ou moins régulières. Le spectromètre bouge plus (surtout en BL) que les colorimètres, très stables avec des filtres en verre comme le DTp94, mais son orbe est plus mince malgré tout. Et aussi à noter que les mesures en De76 chroma sont encore plus faibles. Pour les spécialistes : dérives très cohérentes soit en x, soit en y, dans des demis teinte d’ensemble, et pas de dérives flottantes un coup d’un coté ou de l’autre. Ceci est sans doute le résultat des mesures cubiques 3D des algos Eizo.

Le « problème » de l’emplacement du IFS ! ?

Pour dire la qualité, le DUE, donc l’uniformité, est caractérisée par Eizo avec un papier des mesures du blanc de l’écran. Vous avez une copie dans le Zip. Naturellement ce système est efficace, mais au bord, extrêmes bords des écrans dira-t-on, les néons subissent des changements au fur et à mesure du temps, et par nature ce sont les endroits où un maximum de défaut se voit. Donc Eizo mesure tout l’écran pour le certifier (sinon il repart en carénage, ce qui arriva sur un de mes CG243) jusqu’à obtenir un résultat satisfaisant. Mais bien entendu ces mesures restent à distance des bords, jusqu’à 5cm env.

Etant donné que le IFS est une sonde mécanisée qui se déploie à 3cm du bord, nous avons craint que des grandes différences de luminosité, ou de température, soient significatives de mauvais résultats. Pour s’en assurer, nous avons pris des mesures des extrêmes bord d’un écran après une centaine d’heure. Le DUE est sur un écran neuf. Les bords eux vont bouger un peu après le rodage. Pas les zones utiles, rassurons nous.

Donc nous avons pris notre spectromètre, et mesuré les bords extrêmes tout le long de l’écran, puis la zone centrale. Et comparer. Voir le fichier XLS du zip1

Effectivement, et vous le voyez dans le fichier tableur que nous donnons, les mesures de lumières vacillent un peu, dans ces bordures serrées. Mais comble d’ironie, disons tout de suite que des écrans de grande qualité « normale » se satisferait déjà de ces bons chiffres. Au pire un +/- 10 candelas. Trois fois rien. Et des Tc qui ne bougent pas. Quant aux centres et bords normaux, qualité absolue, cela se joue dans +/- 2 candelas sur 90%. Voilà pourquoi ces écrans sont au dessus du lot.
Revenons à nos chiffres. Et à la zone de calcul de la sonde intégrée IFS. Certes il y a 4 candelas de différences avec les centres sur ce point, et quasiment aucune dérive colorimétrique. Nous devrions plutôt dire ‘eh bien ‘ en place de ‘certes’. Mais c’est tout de même une réalité, il y a une petite différence de luminance. Comme ces écarts restent minces, il faudra simplement les répercuter sur la demande et la cible dans Colornavigator. Par exemple ici cet endroit est un zest moins lumineux que le centre, donc demander 4 candelas de plus. Cela se jauge à l’œil. De même ces zones sont susceptibles de bouger un peu, quand les centres bougeront peu, donc il faudra rester attentif sur les corrections de cibles à exiger. Néanmoins et aux vues de ces mesures, le système paraît tout à fait cohérent, contrairement à nos premières craintes. Dommage simplement, que Eizo n’ait pas jugé de mettre un peu de mécanique en plus, avec un bras articulé qui aurait gagné cinq centimètres de plus, et taper les bords « raisonnables », c’est un peu un paradoxe que cette marque prestigieuse aille chercher les mesures dans les seuls endroits exigus où les néons « baillent » un peu, sur des écarts de lumières.


Les mesures parlent.

Elles parlent dans les peu d’écarts, on l’a vu avec un spectro comme les bons colorimètres et aussi celui intégré. Mais il y a plus à dire. Ce sont des mesures qui ne donnent pas simplement un quitus à ces engins de mesure, il ne faut pas renverser la charge de la preuve : ce sont des mesures qui indiquent bien à quel niveau de qualité on se trouve.

Cet écran est simplement exceptionnel. J’avais testé un écran prototype 27’ il y a deux ans, de la gamme PVA de Eizo, et je restais déçu. Il me semblait que la qualité était insuffisante. Naturellement quand je testais le modèle fini, toujours un sPVA, les résultat furent meilleures, mais je n’étais pas totalement convaincu. Certes déjà des 27’ et 30’ en sPVA les plus uniformes du marché, mais les 24’ restaient au dessus encore en qualité.

Dorénavant avec la gamme des dalles H-IPS et de nouveaux néons sans doute, les tenues en luminance et chrominance des grandes dalles 27’ sont parfaites. C’est une avancée significative. Ce palier qui nous semblait difficile à tenir est totalement tenu. Ces néons actuels sont parfaits.
A voir d’ailleurs un nouvel écran médical couleur de Eizo, en 32’ et retro éclairage LED, il se pourrait aussi que cet écran se retrouve un jour dans la gamme graphique, et que surtout Eizo passe donc aux LED à l’arrière de ses cristaux. Ce serait la première fois en écran graphique, et nous attendons cette éventuelle ( ?) nouvelle évolution. Jusqu’à présent Eizo avait retardé autant qu’il le pouvait la prometteuse nouvelle technologie d’éclairage arrière led. Donc il se peut que dorénavant elle soit mûre. Amusant, à l’heure où les néons de qualité superlative sont en train de nourrir les (plusieurs modèles) 27’ que nous avons testés.

Vous verrez dans les vidéos des espaces, en 3D, les comparaisons avec le CG243, le HP LP2475w, et le NEC2690uxi. Pour les spécialistes et passionnés, voir les commentaires du bonus videos.


5 / CONCLUSION

Rien à dire, la conclusion va être courte, c’est bien un très haut de gamme Eizo. Nous hésitions jusqu’ici à vanter les 27’ et 30’ ( à confirmer quand nous le testerons), et nous restions à conseiller les 24’ comme le maximum concentré de qualité d’uniformité pour les écrans de photographes exigeants. Désormais ce modèle est recommandable dans la totalité de ses vertus, sans oublier cette sonde intégrée excellente.

A vos photos .. préparez ! :-)




Amitiés Olivier
Administrateur
Sat 12 Nov 2011
03h 28

RE : [ ESSAI EIZO CG275W ] : 2560 px à votre service !
BONUS VIDEOS 3D.
Par Olivier-P
Le BONUS VIDEOS

Comme expliqué plus haut, nous avons utilisé le logiciel ColorThink de CHROMIX, pour évaluer plusieurs profils du CG275w, comparé à des profils de travail, ou à des écrans. Les profils sont testés avec le Colormunki par défaut, sauf info contraire explicite.

VIDEO 1
Le CG275w est exprimé en couleurs réelles, le Adobe1998 est exprimé en grille.
Le Eizo couvre presque la totalité du A98, avec un léger décalage de la primaire verte pour A98 qui s’éloigne un peu de l’axe des pourpres ( bleu rouge ). Une petite partie de l’axe vert bleu n’est pas couverte par l’écran. Par contre, et de manière assez franche, le Eizo couvre plus bas dans l’axe bleu-rouge, axe dit des pourpres.
Les mesures sont exprimées en xyY, calcul mathématique sans correction perceptuelle. Nous verrons dans la vidéo 9 le pourquoi de cette remarque.

VIDEO 2
Le CG275w est exprimé en grille (noté GR), et le profil de la sonde IFS interne est exprimé en couleurs. La similitude est frappante, la sonde Colormunki qui est notre référence est égalé par la sonde interne. Au pire celle ci est à peine plus généreuse sur la valeur de la primaire verte, et à peine inférieure sur celle rouge. Pour information comparative nous avions fait un profil avec une ancienne sonde, totalement décalée.

VIDEO 3
Le CG275w est exprimé en grille (noté GR), et le CG243 en couleurs.
Le 27’ a un gamut un peu plus large.

VIDEO 4
Le CG275w est exprimé en grille (noté GR), et le HP LP2475w en couleurs.
Ces gamuts sont intéressants, en effet la dalle est originellement la même. Ce sont tout les deux des dalles H-IPS de l’ingénérie Golstar-Phillips. Bien entendu pas du tout avec les mêmes traitements. Les gamuts sont un peu plus larges sur l’axe des pourpres avec le Eizo, mais en primaire verte on note un décalage pour le HP vers le bleu. L’axe bleu-vert est donc légèrement mieux traité sur le HP, et l’axe orangé est mieux servi sur le Eizo. Les basses lumières sont également légèrement plus profondes sur le Eizo. Filtres et rétro éclairages influencent le gamut, ici une preuve des effets différents selon des cahiers des charges.

VIDEO 5
Le CG275w est exprimé en grille (noté GR), et le NEC2690w (ver2) en couleurs.
La version 2 du NEC, récemment arrêté mais déjà en H-IPS, possède un gamut cette fois évidemment plus petit que le Eizo.

VIDEO 6
Le CG275w en « mode SRGB » est exprimé en grille (noté GR), et le SRGB en couleurs.
Où on s’aperçoit que cette fonction d’un mode sRGB est parfaitement réalité par Eizo. Pour mémoire celui du HP2475w n’est pas un mode sRGB réel.

VIDEO 7
Le CG275w est exprimé en grille (noté GR), et la sonde DTp94b en couleurs.
La sonde DTp94 est aussi fine que l’était la sonde interne, et on le voit ici aussi, aussi juste que le spectromètre Colormunki. Sauf une petite générosité sur la primaire verte. Et parfois on l’a noté avec d’autres logiciels, un léger décalage vers les jaunes d’où parfois des tc un poil chaude avec cette sonde. Apparemment Eizo et le Colornavigator ont intégré cette micro dérive connue car ici pas de tc trop chaude. De mémoire mais je n’y mettrais pas ma main au feu, je crois me souvenir que les premières version de CN ne le corrigeait pas. Et que donc le DTp94 donnait bien des 500k plus chauds. Information d’ailleurs inverse pour les colorimètres Spyder3 qui sont en général trop froids mais je n’ai pas vérifié si Eizo l’avait corrigé aussi pour celui ci ( car j’ai prêté mon S3 ).

VIDEO 8
Le CG275w est exprimé en grille (noté GR), et deux écrans sont testés en couleurs.
Cette vidéo comporte une action de faire passer les profils de xyY en Luv. C’est un passage de profils exprimés en 3D en calculs bruts (xyY) à des calculs tout aussi exacts mais modérés par une estimation perceptuelle ( Luv ). Cette petite démonstration permettra de comprendre que des couleurs ont plus ou moins d’importance, et c’est ce raisonnement qui est à l’origine des calculs de dérives, nommés DeltaE.

Première partie : le CG243 est exprimé en jaune.
a / il est exprimé en xyY, les différences sont faibles.
b / puis exprimé en Luv, on voit l’importance que revêt l’axe bleu-rouge qui augmente, et inversement l’axe vert qui perd ses différences.

Première partie : le HP2475 est exprimé en vert.
L’opération est identique, mais cette fois encore plus spectaculaire. Le vert apparaissait comme très différent dans les deux engins, et après passage en Luv, tout s’estompe, car justement ces parties vertes très saturées sont peu distinguables par l’œil humain.


VIDEO 9
Le CG275w est exprimé en couleurs réelles, le Adobe1998 est exprimé en grille.
Les mesures sont exprimées en Luv cette fois, calcul mathématique avec correction perceptuelle.
A la suite de la vidéo 8, vous comprendrez mieux pourquoi ces importances de couleurs, et de la qualité de ces écrans. En effet, en mode perceptuel, l’écran offre plus d’espace que les simples mesures le montraient. L’axe bleu-rouge, un peu supérieur, est en fait très supérieur pour la sensibilité humaine. A comparer avec la video 1.

VIDEO 10
Le CG275w est exprimé en grille et couleurs réelles, un reflex Canon 1Ds3 est en gris foncé, le grand espace de travail Kodak Prophoto est exprimé en jaune clair.

Cette vidéo est un condensé des possibilité d’un écran de haute qualité, d’un reflex de bon gamut, et d’un espace géant.

L’apn est légèrement au dessus de l’écran, et donc lui aussi supérieur aux valeurs de Adobe98. L’espace Prophoto est alors justifié pour pouvoir tirer le maximum, à la fois de l’écran et du reflex. Adobe aurait certes tenu la primaire verte, mais ne couvre pas l’axe des pourpres, tenu par l’écran et le reflex. Vous le verrez parfaitement en faisant des pauses sur les videos.

On aurait pu aussi joindre cette étude avec les gamuts des meilleures imprimantes Jet d’Encre, et elles aussi couvrent plus que Adobe98, et dépassent les écrans et apn sur l’axe vert sombre. Mais c’est une autre histoire que nous vous raconterons un autre jour.



CONCLUSION Vidéos

Ces videos exprimées en 3D des profils d’un excellent écran, justifient la qualité réclamée par les constructeurs que les « gamuts larges » ne sont pas des inutilités. Ils couvrent ainsi la réalité des reflex. Les Eizo sont naturellement à la pointe de ces technologies, ce CG275w ne déroge pas à la règle avec non seulement la primaire verte bien poussée (ce que ne fait pas sRGB), et aussi un gamut excellent sur l’axe bleu-rouge.



Bonnes photos à tous ;)



Amitiés Olivier


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