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le Sun 30 Oct 2011 à 06h 10
Fil initié par "Olivier-P"
Blog-forum le coin du feu
CLASSEMENT Les techniques
Administrateur



Titre : [PENTAX K5 vs CANON 7D] comparaison bruits divers
Après le premier test des deux Apsc dans leurs meilleures qualités, voici les deux protagonistes jusqu’à 12800 iso, pour se fonder une opinion avec les HAUTS ISOS de ces machines. Les 200/400 iso étant présents pour fournir des étalons, vis à vis des pertes engendrées.



Conditions :

Le protocole a été mis en place, en temps réel, dans une salle d’exposition, lumières externes faibles et lumières d’intérieurs mêlées. L’angle est comparable dans son ensemble (hélas une des bagues a un peu bougé, apprécier chacun dans ses propres détails) pour juger d’une lumière et objets identiques. Les appareils étaient posés sur une table, avec retardateur. Deux optiques 18-50 f2.8, toutes à f8.


Le développement est effectué avec un dématriceur identique, Bibble5Pro, toutes fonctions d’accentuations ou de gommages des bruits étant absolument désactivées, ce qui est essentiel pour lire le fichier le plus neutre. Ceci mis à part des courbes et des TC qui appartiennent à chaque constructeur. Courbe un peu plus contrastée sur le Canon. Une courbe très douce et presque atonale (difficile à jauger d’ailleurs) offerte par Le Pentax. A remarquer que les dématriceurs externes tentent toujours de refléter, un tant soit peu, les tendances natives des fichiers fabricants. Nous avons donc nivelé les courbes, et TC bien évidemment, autant que possible.


www.photos-graphie.eu/img/K5-7D-HISOS-jpg-bb5p.zip




1 / Le piqué général :


Le Canon a un meilleur rendement de précision que le Pentax à cet effet : d’un peu supérieur jusqu’à 400iso, puis bien plus élevé entre 800 et 1600, et supérieur à 6400 et 12800 mais nivelé par le grain. Néanmoins le capteur 16mp Pentax (Sony d’origine) s’il est plus doux reste parfaitement compétitif. Et aussi n’a pas des défauts possibles de grandes lignes de contrastes à 6400 et 12800 dont souffre parfois le Canon. Ce dernier point peut paraître anecdotique car rare, cependant les surfaces surexposées des luminaires et autres grands contrastes, dans les salles (concerts etc), pourraient faire passer ce défaut du Canon à moins léger qu’il ne faudrait. En extérieur, ce piqué plus favorable - jusque ces isos extrêmes - ne sera pas gêné par ce fait, rare mais notable. Voir ces défauts dans le chapitre spécial.


Le piqué du Canon est donc possiblement précieux, dans tous les hauts isos, en extérieur à coup sûr, et en intérieur avec la limite citée.


Nous avions déjà vu que le Pentax, y compris à iso natif, avait moins de définition que le Canon (passe-bas ? filtres ? la question reste ouverte pour les bas isos). Cette constatation est confirmée à 400iso, puis vraiment très amplifiée à partir de 800iso. Pour d’autres causes bien entendu, puisque le fossé se creuse. Piqué ce Canon 7D de 18mp, oui toujours, malgré les hauts isos. Cela servira-t-il vraiment ? La question mérite d’être posée. En effet on a souvent tendance à plus encore nettoyer ses fichiers en hauts isos, et ainsi gommer soi même des détails.
Cette qualité n’est donc pas toujours primordiale, elle peut être nécessaire et utile dans des cas précis, par exemple de recadrages ou/et grands tirages.
Le Pentax montre une tendance à simplifier les figures complexes, on le voit dans l’image donnée en exemple : après et dès 800 iso, il gomme la ‘fin de parenthèse’ d’un texte (indiqué par la flèche dans le fichier, se reporter aux grand fichiers ensuite) et tous les autres détails subissent des pertes évidentes, exponentiellement avec les isos de plus en plus haut. Ce n’est pas tout à fait le cas du Canon, les pertes sont très progressives, et bien moins amples.
Si les deux scènes ne sont pas comparables directement, car l’un avait un objectif un peu plus large, on peut néanmoins noter que le Canon garde son piqué sur des figures, plus petites encore. Alors qu’à 200iso les deux apn sont proches.


Canon va payer cette exactitude en définition de luminance, par du bruit, quand le Pentax nettoie avec des sortes de vectorisations (des loupes montrent des formes caractéristiques de ces genres de travaux - en caricaturant on dirait de la ‘peinture’). Pentax va simplifier certes, mais effacer si bien des bruits gênants, à la fois en chrominance et luminance. Le Pentax bénéficie alors du déficit presque total des points de couleurs anarchiques. C’est un autre compromis que rechercher le piqué, avec de très bons résultats. Ce bon point va peser aussi.


Quel est alors le bon paradigme ? Piqué mais anarchies pénibles à ôter en post production du Canon, ou logiciels sophistiqués embarqués dans le raw sans retour, pour du piqué plus mordant ? La réponse n’est pas simple. Pour les recadrages, le Canon gagne facilement. Pour les photos à tirer dans leur taille native, le Pentax domine aisément. Le ‘non retour’ du raw Pentax serait une tare, mais c’est sans compter que le travail de Pentax est tellement bien fait qu’il faut nombres d’artifices pour que le Canon lui arrive à niveau ! Donc chacun garde une supériorité dans la pratique, et le niveau général de piqué reste élevé pour ces apsc à grandes définitions. Les progrès sont totalement spectaculaires, si on se retourne de seulement trois ans en arrière, avec des apsc brouillons en haut isos passés 800iso.


Amitiés Olivier
Administrateur
Sun 30 Oct 2011
06h 11

RE : [PENTAX K5 vs CANON 7D] comparaison bruits divers
Suite
Par Olivier-P
2 / La tenue du bruit :


Le Pentax a sans doute la même forme du bruit que le Canon à des isos comparables. Oui mais, le Pentax se libère de tellement de points anarchiques, que sa gestion est globalement supérieure de 400 à 1600iso, puis très supérieure après.
Le travail en très haut isos s’apparente, on l’a dit dans le chapitre précédent, à des formes de simplifications du signal, comme à des vectorisations. Le piqué en souffre un peu, mais le bruit paraît tellement moins envahissant.
La supériorité du beau bruit se manifeste des deux cotés de la balance chez le Pentax, à la fois en chrominance, et en luminance aussi. Tant et tant que le piqué en souffre un peu en luminance, néanmoins ce travail est dans 90% des cas, celui qu’on fait pour pouvoir imprimer correctement.


Globalement cette solution est avantageuse, et le Pentax fait presque un sans faute sur ce point. Tout comme le Canon manifeste un avantage dans le piqué, réel mais à modérer, l’avantage du Pentax dans le domaine du grain et du bruit est à modérer aussi. Rien n’est rédhibitoire sur les deux apn, si on ne dépasse pas 3200, ou 6400 maximum. Le Canon devra passer en carénage avec des outils de suppression de bruit, dans des cas où l’impression ne supporterait pas ces points anarchiques.


Tenue du bruit, sous chapitre des « extrêmes basses lumières » …


Plus encore : le Pentax amène un autre avantage dont on avait parlé dans le test des bas isos et de la qualité. Le Pentax a des extrêmes basses lumières bien nettoyées, par des moyens modernes hardwares et softwares. Celles ci sont peu convaincantes en bas isos, comme je le faisais remarquer, puisque dans ces isos de très grandes qualité il n’est pas souhaitable de remonter des zones si peu colorées, et malgré tout bruitées.
Mais ! mais .. en haut iso, cet avantage peu évident devient un avantage indéniable. En effet là où on hésitait à montrer des zones de moindre facture, en haut iso cette crainte est totalement dissipée. Ces zones seront alors montrables, et parfaitement utilisables.
Ainsi, le Pentax peut garder une dynamique honorable en haut isos, là où le Canon voit celle ci diminuer. Et le Pentax peut se permettre aussi de sous exposer. Chapeau.




3 / Les défauts gênants :


Deux cas sont notés à part dans les fichiers fournis.

A/ Le cas des pertes de piqué du Pentax au fur et à mesure que les isos montent, la définition fond comme neige au soleil.

B/ Le cas des extrêmes isos, 6400 et 12800, chez Canon, qui sont pollués parfois de par un contraste horizontal, de grandes plages faussées par la lumière.


/ Le cas des pertes de piqué en luminance. Pentax y va fort avec le dos de la cuillère si on abandonne la langue de bois quelques secondes, le tachisme n’est pas loin. Autant en chrominance, cela peut paraître compréhensif et personne ne regrette des taches rouges, et autres pointillés multicolores. Par contre, il n’était pas tout à fait nécessaire de manger ainsi la précision en luminance, au moins entre 800 et 1600. Choix pas tout à fait censé, car on voit même dans un exemple à 6400 iso du 7D Canon, nettoyé par un logiciel externe (Neatimagespro), que ces défauts de chroma sont ôtables plus tard. Rester piqué est bien un atout pour le Canon, car nous n’avons pas actionné NeatimagesPro en luminance. Pentax aurait pu permettre des débrayages partiels en isos moyens, surtout que le raw est en cause.
La photo exemple du K5 est à 800iso, là où commencent les pertes drastiques de définitions. C’est trop tôt. Exemple est d’une fin de parenthèse sur un des textes d’un panneau. Et tant d’autres détails, parfaits en 200 et 400iso, ont le même constat dans cette série du K5. Naturellement vous observerez mieux ces différences dans les grands fichiers d’origine, et passés 800iso ces gommages s’accentuent (oxymore amusant) aussi, fort évidemment.

/ Le cas des pertes de contrastes par zones, du Canon, est bien plus grave. Horizontalement, si jamais une source est puissante, elle perturbe les pixels suivants. Nous avions eu ce genre de défaut avec le 5Dmk2 et une sorte de traînée avec les points lumineux très puissants. Ici c’est un peu la même chose mais plus ennuyant : cela se produit sur des grandes surfaces ! Vous voyez à coté de la fenêtre la zone devenir plus sombre et les barres des fenêtres engendrer des traits plus clairs, toujours dans la zone conjointe à gauche. Canon ne maîtrise pas très bien, dans certains cas, les contrastes en extrêmes iso sur son 7D, pendant que l’autre appareil K5 est plus moderne et ne produit pas ces défauts rédhibitoires. La petite photo exemple est en 6400 isos, et bien entendu vous trouverez aussi ce défaut dans le 12800. On le devine même imperceptiblement à 3200 ! Regardez bien cette plage conjointe à la fenêtre !


Amitiés Olivier
Administrateur
Sun 30 Oct 2011
06h 12

RE : [PENTAX K5 vs CANON 7D] comparaison bruits divers
Fin
Par Olivier-P
Conclusions :


Le Pentax paraît supérieur en haut iso et très haut isos particulièrement, pendant que le Canon est plus piqué tous les isos et supérieur en moyen isos. Ce résumé est bref mais exact. Il existe cependant un nivellement général : si on ne doit pas exploiter à fond l’un ou l’autres des engins, la texture générale est proche. Ceci paraît naturel vu les tailles des pixels, proches. Le Pentax garde néanmoins une supériorité qui lui est cette fois totalement spécifique , la dynamique, il y est imbattable en haut isos.


Revenons sur ces remarques :


On aurait aimé les deux qualités principales (piqué et beauté du grain) réunies dans un seul boîtier. Voire la troisième de la dynamique. Mais ne rêvons pas trop, ce format des petits pixels est déjà poussé à bout pour obtenir des résultats aussi bons (voir les essais ici et là des nouveaux 24mp apsc, ils seraient moins glorieux en HI). Le grain est quasiment identique sur nos deux machines, si on ne coupe pas les cheveux en quatre, et si on ne monte pas dans des isos inconsidérés.
Néanmoins le Pentax répond à plus de demandes, d’un point de vue statistiques, il est certes moins piqué, cependant cela occupe vraiment peu de monde de recadrer des 1600iso. De plus le nettoyage des défauts de chroma du Pentax est propre, simplifié mais si propre, qu’on ne peut pas demander beaucoup plus à une machine de ce type.


Sans oublier, nous ne l’avions qu’affleuré dans le test précédent, que le Pentax sait sous exposer et garder énormément de qualité ! Fruit de la belle pseudo dynamique prise d’autorité dans les extrêmes basses lumières. Cela ne paraît pas dans les Jpg du téléchargement, mais nous l’avions testé sans aucun doute possible : le Pentax peut perdre presque un IL sans avoir beaucoup plus de bruit dans les ombres. Là où le Canon perd aussitôt toutes les informations en haut iso, dans des sous expositions d’une zone. C’est seulement en moyen isos que le Canon garde un avantage, non contestable, son piqué est franc et la dynamique réelle n’y est pas encore altérée.


Le Canon garde un grand piqué, c’est vrai, de 800 à 3200, quand le Pentax choisit par avance de nettoyer et adoucir. Choix personnel des ingénieurs de Pentax sans doute, on voit que le nouveau 24mp dans le Sony A77 n’a pas cette philosophie. Canon préfère aussi garder un maximum de détails à tout prix. Cela importera à de rares utilisateurs devant recadrer des photos difficiles, des animaliers ne dépassant pas 800 et 1600 isos. C’est vrai, ici le Canon reste comme un capteur très défini, et il est le seul des deux à prétendre garder cette qualité. On sait, malgré tout, que la définition s’estompe dans des isos poussés. Le Pentax/Sony, donne presque autant de latitudes, sommes toutes des utilisations de ce type par un autre biais dans la vie pratique : car si l’animalier ou sportif pourra recadrer avec le Canon, le Pentax lui saura prendre une vitesse de plus ! Et avoir autant bonnes photos au total dans des cas difficiles de lumière. Ainsi le Canon gardera toujours cette petite supériorité, mais le Pentax peut compenser par tellement d’autres qualités - et supériorités - dans les autres domaines de ces haut isos.


Donc, sommes toutes, le capteur Pentax/Sony est le grand vainqueur de ce test.



Bonnes photos à tous :)





Amitiés Olivier


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