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le Mon 09 Nov 2009 à 04h 54
Fil initié par "Olivier-P"
Blog-forum le coin du feu
CLASSEMENT Les techniques
Administrateur



Titre : Les APSC pro, supérieurs aux ff en paysages ? oui.
Hérésies ? Faudrait il me brûler à l’aune des conventions de la secte photo ? :)

Le 24x36 donc plein format, est inférieur en rendement dans la réalité, pour le paysagiste. Un Apsc a des qualités supérieures en rendement. Ce n'est pas un absolu, c'est une constatation relative.

Certains d’entres nous sont passés en Aspc pro, pour faire du grand paysage.
Oui constaté chez mes amis, chez mes amis pros, mes clients pros, les petits pro eux l’étant par économie depuis toujours, puis les amateurs, les tout le monde.


Il ne faut pas s'alarmer. Ce que d'aucuns de nous avons fait, correspond à une réalité.


Un Apsc de 18mp ( 15 ou 12 aussi ) est tellement suffisant en qualité, et supérieur en paysage, que des changements vont avoir lieu. Pour dire, Yann Arthus Bertrand a fait bcp de ses succès avec un 1DS de 11mp ... ce qui n'a jamais paru à cet auteur et ses lecteurs - comme à d'autres actuellement - comme rédhibitoire ? 11mp et un grain un tantinet fort qui ne passerait plus en 200iso chez le photographe de moins de cinquante ans ! Et pourtant !


Un 100iso de D300S tient largement la dragée à un 100iso et ombres bruités d’un 1Ds de 2003. Sans triturer, c’est égal. En triturant le vieux ff souffrirait.


Un ASPC en paysage, à condition évidemment d’avoir une optique de qualité, ce ne sont presque que des avantages.



Les Apsc c'est :
- Un range inférieur à angle égal couvert sur ff.
- Des optiques pouvant être fermées presque un diaph en moins, sur pdc identique. Et en pratique presque 2 !!!
- La plupard sont IS quand le bébé en ff ne l'est pas, sauf le 24-105L dans une marque, sinon les GA en FF sont presque toujours sans stabilisateurs
- Les optiques sont plus légères.

Exemple pratique :

Sur mon 1Ds2 et 24-105L, je suis à 30mm et un IS tapant le 1/30s et f/8. Sur 7D et 15-85is, je suis à 19mm et f5.6, et 1/60s sur un IS plus performant. Et encore en pratique, on constate de pouvoir passer à f4, toujours à pdc quasi égale, donc ... un 1/120s ! A rendement identique, la question ne pose pas. En paysage, plus on est "VITE" et moins on a de chance de prendre des feuilles qui bougent, des effets thermiques, des sujets en mouvement ( oiseaux ). Et je suis plus léger avec le bardage ! mieux, plus vite, plus léger, moins bougé ? Allez !


Etre "VITE" !


Si qualité, le petit capteur est donc supérieur "en rendement pratique" pour le paysage.

C'est simple. Donc je l'ai fait depuis des années. C'est simple donc d'autres l'ont fait, et d'autres vont le faire. Et avec un 18mp et bonne optique, j'aurais toujours des photographies supérieures à celles que je fis il y a qq années en dépensant six ou sept fois le prix, ff ou pas ff.

Dans la besace, j'aurai aussi le 5D² et mes fixes, au cas où une photographie extraordinaire vaudra le coup de prendre énormément plus de risques de bougés. Cela m'arrive plusieurs fois par an. Dans une des photos que je préfère, je suis revenu huit jours avec les 1D, pieds, heures différentes. Braquets de pose, braquets de Map. Ce genre de photo permet de choisir lentement. Je la mets en exergue, juste pour le fun.

Néanmoins la différence n'existe presque pas ou plus entre les 100iso des ff et Apsc, et il se trouvera des moments où je sortirai les fixes sur le 7D plutôt, car la focale sera idoine. Il sera quasiment impossible à un intervenant externe, d’affirmer à coup certain que ma photo a été prise avec un 1DS2 ou un 7D, ou un D3, un D300 et un D2x également, en iso natif. Tirant toute l’année et certains de mes clients parmi les plus grands tireurs d’art en France (quantité et qualité), nous en discutons souvent. Une expo en iso natif en D2x tient à rien avec un D3 ou D300 plus modernes, sauf si l’auteur a cherché à triturer les courbes pour un ancien D2x ou 5D etc … autre sujet. Sinon la qualité intrinsèque est indistinguable. C'est la génération qui compte au pire, dans les ombres. Pas plus.

Il faut être réaliste et souple. Pas plus pas moins. Pas se bloquer sur des principes et des incantations. Les apn n’ont pas évolué en iso natif, et la définition se vaut sur support x ou y si on compare bien entendu ce qui est comparable en densité totale.


Le FF inférieur en paysages ?

Paradoxalement non, l’inverse n’est pas vrai. Il peut égaler ou dépasser légèrement (plus de def dans une période P, identique ) les Apsc de définition proche, mais à tenir des conditions pénibles. Il est donc moins vite, plus lourd, a des optiques GA qui souffrent dans les angles. Il est donc moins à l’aise. Perdre une vitesse, deux, c’est avoir un handicap.



Les qualités des ff :

Un des qualités des ff, qui sont d'ailleurs jalousées des MF, sont de pouvoir descendre en Iso et dépasser Mf ou Apsc pour des raisons différentes. MF car les ingés se moque des haut iso, Aspc car c’est un limite technologique.

L’autre est la Pdc forcément inférieure à range égal. 25% en longueur de champs (c’est au carré). Les Apsc devront taper une optique 50% plus longue pour avoir le même effet.

Une autre est parfois des ombres d'être légérement moins sales, mais c'est leger et non cumulable avec une def supérieure sinon égalité. Ceci est toujours peu et les générations d'age comptent plus. Un DS2 est plus sale qu'un 7D. La dynamique est incuse dans ces chartes de qualités, mais hélas on joue encore une fois à trop peu, sauf à accepter d'être ici en ff et en définition bien inférieure pour ne pas avoir des petits pixels bruités. Paradoxe non plaisant pour le paysagiste. Il voudrait tout, il n'aura pas tout.


Conclusion :

En paysage ? rien à faire. Ce sont des qualités qui n’intéressent strictement aucun paysagiste. On ne dépasse pas 400iso, et on refuse d’ouvrir trop. La messe est dite.





Conclusion de l’ensemble.

C’est simple, un Apsc de qualité, ils le sont depuis qq années avec le D2x et les autres D300 ou K20 ou 7D actuels et j’en oublie, sont égaux ou supérieurs en rendements paysagistes, à deux conditions qui sont réunies depuis peu : avoir une définition très haute (les paysagistes tirent en grand) et des optiques de qualité.

En fait, très souvent la première des conditions n’était pas rempli. Elle l’est actuellement. 12mp atteint et les A3 furent possibles, c’est un tirage qui satisfait la plupard d’entre eux, mais il restait la partie des acharnés, ceux qui ont toujours vu la vie en 50x75 et plus. Dorénavant c’est presque possible avec toutes les marques. Néanmoins les optiques me direz vous ? j’étais inquiet, la réalité en a décidé autrement, elles tiennent la route. C’est bien, j’ai tiré en A1 sans problème sur un an avec un 15mp. De plus, on ne s’interdit pas de mettre l’optique grand format sur le petit capteur.

Mais les ff seront toujours plus puissant la fois suivante que leurs homologues de capteur Apsc, mettant une barre toujours plus haute. Donc techniquement le ff sera toujours devant, sauf que la limite que le Apsc atteint est suffisante cette fois pour 99%, le A1 et A0 Ă©tant possibles autour des 20mp. Alors sortons nos Apsc sans complexe.

Immanquablement, et pour les conforts indiqués en étant gentil, et en parlant de rendements plutôt pour être réaliste : les Apsc plus rapides, aussi bons, seront choisis de plus en plus en paysages.

Le plus drôle est que certains ignorent encore cette donnée, que dans leur sac, devant des conditions difficiles, communes, des paysages à prendre, leur D90 fera plus vite et mieux que leur D3 si un bout de vent arrive. Que le 24-70 à f8 50mm dévissé du gros bébé, pourra être ouvert à f5.6 et gagner un diaph à champs égal et profondeur égale. Mieux, que le 17-55AFS VR pourra descendre avec la sécurité du stab , et ne jamais rater la photo du D3 qui trembla ce jour là …

Drôle non ? savoir c’est toujours utile.



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Dans ce billet d’humeur, je caricature un peu, c’est pour faire réfléchir, un outil c’est un outil, l’important est la qualité finale, et pas l’enveloppe, ce qui brille, est forcément plus cher, plus grand, plus gros, plus beau. La réalité, c’est être souple, savoir changer d’outil quand le bois se change et qu’il faut changer de gouge, de couteau à bois. L’artiste est un maître éventuellement, l’outil est un serviteur, pas plus
Amitiés Olivier


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